18 mai, par Isabelle Alexandre

E-formation

Apprendre avec les réseaux sociaux

Apprendre au XXIème siècle

e-formation


À l’heure où le web 2.0 est critiqué parce qu’il est une fenêtre aux dérives, n’est-il pas paradoxal de penser qu’il peut être aussi un outil des apprentissages ?

Utiliser les réseaux sociaux pour apprendre est incontournable parce que leurs usages s’inscrivent dans les apprentissages semi-formels.

L’Environnement Personnel d’Apprentissage ou EPA [1]

Même si la notion d’EPA n’est pas encore complètement stabilisée, elle permet de décrire comment un individu construit son environnement pour acquérir de nouvelles connaissances. Il est amené à structurer ses accès à des ressources, à communiquer avec d’autres personnes, à utiliser des outils numériques.
Ainsi chacun d’entre nous peut distinguer les outils qu’il utilise à son propre compte, en suivant l’exemple présenté dans cette image : [2]

EPA

Vous trouverez d’autres propositions très intéressantes en ligne.

Cette multitude d’accès et l’hétérogénéité des contenus impliquent des inconvénients majeurs :

  • avoir accès à une ressource ne signifie pas qu’on apprend,
  • nécessite un travail de vérification sur le contenu diffusé
  • entraine de se repérer dans la multitude d’interactions possibles,
  • est un frein aux apprentissages entre pairs en milieu professionnel.

Dans l’Éducation Nationale, on trouve quelques outils qui permettent de limiter cette hétérogénéité et de travailler entre personnels :

Les outils du Web2.0 favorables aux apprentissages semi-formels

Il existe désormais une troisième sphère d’apprentissage, semi-formelle, en plus des formations institutionnelles, en présentiel, hybrides ou complètement à distance, et les formations informelles, qui sont sollicitées par exemple lors de réunions telles que les Forum des Usages Numériques (FUN), favorables aux échanges spontanés,

Dans les lettres de missions, comme dans les référentiels métiers, il est indiqué qu’il est nécessaire de se tenir informé des évolutions en mettant en place une veille professionnelle [4].

Cette obligation est laissée à la libre appréciation de chacun. Il est donc indispensable de comprendre parfaitement comment fonctionne le Web2.0 :

  • pour être capable de discriminer les informations.
  • exploiter les contenus automatiques générés par les sites et récupérables par les Flux RSS [5]
  • être critique face aux avis ou commentaires des internautes.
  • savoir identifier les comptes institutionnels, et ceux alimentés par des professionnels reconnus.
Web2.0
https://www.slideshare.net/signer/lecture-05-web-20-basics

Pour arriver à cet idéal, on perçoit bien la création d’un cercle vertueux dont la porte d’entrée est souvent une grande entité institutionnelle comme par exemple Eduscol ou Canal-U.

La sérendipité

C’est trouver, un peu par hasard, ce dont on a besoin au moment même où on le trouve, sans vraiment l’avoir vraiment cherché [6]

Cela signifie que l’on s’appuie en confiance sur la curation de contenus réalisée par d’autres personnes que l’on reconnait pour leurs compétences et leurs savoir faire.

En conclusion

Si vous souhaitez vous engager dans cette découverte enrichissante de votre propre sérendipité, nous vous proposons plusieurs situations possibles en fonction de votre profil professionnel :

  • Situation 1 : vous êtes un enseignant récemment titularisé : vous pouvez vous inscrire à la formation les fondamentaux de la culture numérique qui vous apprendra à identifier vos besoins et les sites qui vous concernent dans votre activité.
  • Situation 2 : vous avez déjà quelques années d’expériences dans vos fonctions, et vous avez besoin simplement de conseils pour choisir avec quoi et comment commencer.
    Nous vous proposons, 5 points d’accès ou portes sur des réseaux sociaux très connus et dont les contenus sont suffisamment vastes pour qu’ils puissent vous inspirer.

Pour cela, vous devrez :

  • être rigoureux : car en cliquant sur des hyperliens, vous allez perdre progressivement la géographie du site par lequel vous êtes entré ; pensez à ouvrir les liens dans des "nouvelles fenêtres", et à thésauriser les pages dans un agrégateur, [7]
  • prendre le temps : se consacrer complètement en ne faisant que cette activité de navigation, pendant par exemple une demi-heure chaque jour, permet au moins de juger de la pertinence d’une ressource publiée en ligne,
  • être vous-même à l’origine de contenus sérieux, ce qui fera naître des interactions fructueuses de collaboration,
  • faire des choix entre les différents outils, mélanger les abonnements automatiques avec les flux rédactionnels des internautes, pour éviter l’uniformité.

[1Nicolas, ROLAND, Laurent TALBOT, « L’environnement personnel d’apprentissage : un système hybride d’instruments »,
Revue STICEF, Volume 21, 2014, ISSN : 1764-7223, mis en ligne le 23/01/2015, http://sticef.org

[6Anthropologie des usages numériques, Pascal Plantard, Université de Nantes, Habilitation à diriger les recherches soutenue en 2014 p.124

[7copier-coller les liens de ces pages dans bloc-notes peut parfaitement faire l’affaire. Il existe cependant des outils spécifiques comme Pearltrees, Evernote, Edu-signet, Marque-Page du navigateur Firefox

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