6 février, par Isabelle Alexandre

e-formation

Préserver son audition à l’ère du numérique

Gestes de la prévention auditive

e-formation


Aujourd’hui de nombreux dispositifs de formation se déroulent à distance (en partie ou en totalité). Ces parcours de e-formation prévoient la consultation ou la création de supports audio ou vidéo ou encore des temps de réunion à distance. Cette organisation nécessite généralement l’usage d’un casque pour s’isoler et/ou ne pas déranger son environnement qu’il soit familial ou professionnel. L’accroissement des usages numériques mène ainsi à une sur-sollicitation des organes de l’audition qui n’est pas sans conséquences.

Suis-je victime d’une sur-sollicitation auditive ?

Nous n’en avons pas toujours conscience, mais nous évoluons dans un environnement déjà très sonore voire intrusif comme dans les situations suivantes :

  • Je me déplace en prenant les transports en commun,
  • Je vis dans une ville et peut-être dans un immeuble,
  • J’utilise mon téléphone portable plusieurs fois par jour,
  • J’aime écouter la musique avec un casque sans vraiment faire attention à la durée,
  • J’aime écouter la radio quand je suis en voiture ou en moto,
  • Je vais au spectacle : cinéma et concerts de musique amplifiée ou pas,
  • J’ai une activité de loisirs comme le karaoké, les fêtes amicales, familiales, je pratique la musique à titre personnel, je pratique un sport en salle ou en piscine.

Attention, si vous vous êtes reconnu dans cette énumération au moins 3 fois, vous devez entrer dans un usage raisonné des outils d’écoute.

Pourtant, je ne perçois jamais le soir une quelconque fatigue

C’est bien la difficulté. Le bruit est un ennemi invisible et insidieux. Les conséquences d’une exposition excessive au bruit ne sont pas toujours immédiatement observables et les signaux de la fatigue auditive sont souvent faibles.

Retrouvez dans la vidéo ci-après une explication des conséquences de l’exposition régulière au son intense, mais aussi le caractère subjectif de la perception de l’intensité sonore.

Combien de personnes présentent des problèmes auditifs aujourd’hui en France ?

Voici quelques chiffres :

Il est donc important d’avoir conscience des risques et de surveiller l’évolution de son audition. La MGEN organise d’ailleurs des actions de prévention.

Quelles sont les maladies les plus fréquemment rencontrées ?

Comment puis-je protéger mon audition ?

Toute personne susceptible d’avoir une activité auditive importante, augmentée par les matériels comme les formateurs, les stagiaires ou les élèves peuvent appliquer quelques règles simples :

  1. utiliser un casque plutôt que des écouteurs infra auriculaires,
  2. n’utiliser le casque qu’au moment de la prise de parole et non pas pendant les manipulations techniques,
  3. fermer son micro quand on ne parle pas,
  4. régler l’intensité des appareil à mi-chemin de l’amplitude maximum,
  5. autant que possible, s’aménager des temps de repos dans une atmosphère inférieure à 30db.

Il est également important de pouvoir identifier les sons dangereux, c’est notamment le cas :

  • du larsen, boucle qui s’installe entre le micro et les écouteurs :
    exemple de larsen qui s’est produit lors de la tenue d’une classe virtuelle.
  • du bruit blanc et de l’artefact :
    Dans cet extrait de classe virtuelle, on entend parmi le dialogue, des petits grésillements de la famille des bruits blancs et les petits craquements provoqués par la manipulation des stagiaires des outils sonores de la classe virtuelle.

Pour aller plus loin

Une vidéo produite par ARTE :

A l’occasion de la semaine du son, de nombreuses ressources sont à la disposition des enseignants :

http://www.lasemaineduson.org/

http://www.edukson.org/musique-audition/audition-sante/les-traumatismes-auditifs/

http://www.bruit.fr/

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